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Une conception optimisée

Nos nouveaux locaux s’inscrivent dans notre démarche: Faible impact, Faible coût et conception “Low-tech”.

 lowcal 1120


Faible impact

Des matériaux simples, efficaces et locaux : voilà donc la ligne directrice que nous nous sommes fixés pour que notre “empreinte écologique” soit la plus faible possible.

Ainsi, le choix de la construction à ossature bois s’est imposé tout naturellement. L’isolation en paille, dont nous avions déjà pu tester la pertinence sur deux opérations où nous étions maître d’œuvre, a également été adoptée dès le début de la conception.

La paille utilisée en caissons est locale (elle vient du Diois). Contrairement à l’image toujours véhiculée par la fable des trois petits cochons, c’est un excellent matériau de construction : bon isolant, très difficile à faire brûler (les bottes de paille sont tellement denses que l’air ne rentre pas !). J’invite tous les grand-méchant-loups en herbe à essayer de faire s’envoler une botte de paille en soufflant dessus !

LIGHT Paille chez SEC

En faisant appel à des entreprises locales (Sud Est Charpente est basé à Cléon d’Andran, à 9km de Pont de Barret), nous limitons autant que possible le coût et l’impact des transports, et nous nous inscrivons à l’inverse dans une démarche de valorisation des compétences locales qui nous entourent.

Seul regret, au final une partie du bois de structure a été importé d’Allemagne (ça aurait pu être pire…).

Une fois excavée, la terre qui se situait sous nos pieds était la plus logique et la plus locale des solutions pour apporter de l’inertie au bâtiment au travers les cloisons en briques de terre crue. Un artisan (Mathias Vernet) a moulé, fait sécher localement et mis en œuvre ces briques pour constituer de magnifiques murs intérieurs.

LIGHT rendu briques 1

Afin d’optimiser le confort d’été tout en limitant l’usage du béton au sous-bassement, nous avons opté pour le remplissage des planchers bois avec de la terre crue. Initialement nous avions envisagé d’utiliser la terre en vrac du terrain, mais cela c’est avéré trop contraignant en termes de phasage et risqué en termes de séchage. Nous avons finalement rempli les planchers avec des rebuts de brique de terre crue déformées au séchages, donc invendables, qui sont venues de Toulouse par camion.

LIGHT plancher terre 1

Au total, entre les 30 tonnes de briques dans les cloisons et environ 70 tonnes dans les planchers, l’élévation en structure bois du bâtiment dispose d’une inertie d’environ 100 tonnes.

Les menuiseries extérieures ont été posées par un artisan de Crest, Patrick Salvayre. De fabrication allemande, ces menuiseries sont très performantes et leur pose soignée a permis d’assurer une très bonne étanchéité à l’air.

Les menuiseries intérieures ont elles été fabriquées à Dieulefit par l’entreprise Vive le Bois, en frêne et peuplier local.

Les matériaux dégageant des COV ont été proscrits (à l’exception du bois, évidemment), ceci combiné à la ventilation double-flux permet une qualité de l’air saine pour toutes les personnes travaillant au sein d’Enertech.

LIGHT lino

Exemple du sol en véritable Linoléum.

Au final, grâce à la production photovoltaïque de 24 kWc en toiture sud, ce bâtiment est un Bâtiment à Energie Positive sur tous les usages, y compris les usages information et également le « remboursement » de l’énergie grise utilisée pour la fabrication des matériaux de notre chantier. Du point de vue de l’impact climatique, la paille et le bois notamment “captent” le CO2 et le conservent durant toute la vie du bâtiment, constituant un « puits » de carbone qui réduit d’autant l’impact de la construction.

LIGHT batiment fini avec PV 1

Low-tech

Notre bâtiment est un prototype de bâtiment sans chauffage. Concrètement, il ne comporte aucune installation fixe de chauffage, si ce n’est… les vitrages bien orientés et bien dimensionnés !

Cette apparente simplicité cache en fait des heures, des jours, et des semaines de simulation thermique dynamique pour optimiser les surfaces vitrées, et assurer à la fois le confort d’hiver et le confort d’été. Trop vitré, il ferait trop chaud en été, pas assez vitré, on n’aurait pas assez d’apports solaires. Le choix du vitrage est également crucial : au final nous avons opté pour du triple vitrage à haut facteur solaire. Les occultations ont également un rôle primordial : la façade Sud est équipée de BSO et les autres façades sont équipés de volets coulissants ou battants en bois. Au final, le besoin de chauffage se limitera à quelques relances le lundi après un week-end très froid…

LIGHT copie ecran STD

Résultat : l’absence de réseaux de chauffage et de climatisation rend le bâtiment plus “simple” dans sa réalisation (économie nette du lot chauffage !) et son utilisation quotidienne (aucune maintenance !).

De plus, nous avons fait le choix d’une ventilation double-flux décentralisée. La double flux est nécessaire pour renouveler l’air tout en récupérant la chaleur (en hiver) et la fraicheur (en été). Le principe de la ventilation décentralisée permet d’éviter l’installation de réseaux de gaines qui peuvent s’avérer complexes à la mise en oeuvre et en entretien. 

LIGHT schema DF 

La régulation du débit en fonction du besoin est extrêmement simple : chaque bureau dispose d’un interrupteur placé à côté de celui de l’éclairage, permettant de ventiler au plus juste selon les besoins, sans recourir à des registres et régulations compliquées comme cela est nécessaire avec une ventilation centralisée.

LIGHT bouton DF

Le choix du modèle ConfoAir 70 de Zehnder a été fait pour la performance de l’échangeur, la faible consommation des ventilateurs (5 W mesurés en vitesse 2 !), et surtout la possibilité de gainer la reprise pour ventiler avec un seul caisson à la fois un sanitaire et le bureau attenant.

LIGHT DF Thierry 1     LIGHT DF Thierry 2

 

Faible Coût

Le coût de construction de notre bâtiment est totalement maîtrisé par un forte compacité du volume chauffé, le recours à la paille comme isolant (très peu coûteux), et surtout par notre approche Low Tech détaillée précédemment. Le recours à des entreprises locales et compétentes a probablement permis également de limiter les coûts.

Les charges de fonctionnement quant à elles seront réduites à leur strict minimum grâce à notre travail en amont sur l’enveloppe du bâtiment, aux menuiseries triple vitrage et à une approche bio-climatique (l’hiver : privilégier les apports solaires gratuits par la façade Sud et minimiser les déperditions coté Nord ; l’été : aérer la nuit et se protéger des surchauffes grâce aux BSO). Nous aurons donc le luxe de nous passer de système de climatisation l’été et de chauffage l’hiver (les apports de chaleur gratuits étant suffisants).

 

 LIGHT ab1   LIGHT ab2

Aération nocturne. 

 

Au delà du bâtiment en lui-même, nos efforts de sobriété et une gestion pointilleuse de nos besoins en électricité nous permettent d’être à énergie positive sur tous les usages uniquement grâce aux photopiles installées sur le pan de toiture au Sud.

Nos équipements de bureautique sont des ordinateurs portables (< 25 W par poste), notre serveur informatique est très peu gourmand en énergie (moins de 50 W soit une division par deux par rapport à notre serveur précédent, et ce avec une meilleure sécurité des données !) et nous disposons d’éclairages dimensionnés au plus juste à très faible consommation. Tous les départs électriques sont coupés la nuit pour supprimer toute consommation de veille résiduelle.

LIGHT interrupteur general

Résultat : avec un coût global de construction de 1200 € HT/m² SHON, ce bâtiment ultra performant, à très faible impact écologique et à très faible coût de fonctionnement concurrence directement le coût de la construction neuve conventionnelle de type RT2012 !

 

Quelques chiffres:

5 : en années le temps qu’il a fallu à ce projet pour enfin débuter.

9 : en mois la durée des travaux pour que voie le jour ce bâtiment.

Proche de 0: en kW.h/m² le besoin de chauffage de notre bâtiment.

614 : il s’agit en m2 de la surface utile de nos nouveaux bureaux.

1120 : en Euros HT/m2 SHON le coût total de construction (y compris le photovoltaïque, hors VRD).

0,13: la déperdition moyenne en W/m2.K des murs extérieurs du bâtiment (à titre de comparaison le PassivHaus Institute Allemand préconise un maximum de 0,15 W/m2.K pour ses bâtiments performants de type “passifs”)