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Notes techniques et réflexions Coûts des premières rénovations « basse consommation » en France
Perspectives
Auteur : Thierry RIESER et Olivier SIDLER Mars 2010

Ingénierie énergétique 26160 FELINES S/RIMANDOULE
TEL &amp, FAX : (33) 04.75.90.18.54 email : contact@ enertech.fr
Web : enertech.fr


Coûts des premières rénovations « basse consommation » en France
Perspectives
Nous avons procédé à une analyse économique des premiers bâtiments rénovés à « basse
consommation » à Mulhouse (2005-2007) afin de déterminer combien avaient coûté ces opérations,
qu’est-ce qui revenait le plus cher, et comment réduire ces coûts. Nous avons ensuite rapproché ces
résultats d’autres
opérations de rénovation plus récentes afin d’examiner les tendances.
A. Méthodologie utilisée 1.
Objet de l’étude
Cette analyse des coûts des opérations de rénovation à Mulhouse a pour but de distinguer les
travaux réalisés pour améliorer la performance énergétique des travaux d’entretien ou d’amélioration du
confort sans impact énergétique.
De plus, le cahier des charges de ces opérations étant basé sur une obligation de moyens, fondée
sur la Solution Technique Universelle (STU) qui est une méthode d’intervention simplifiée que nous
avons proposée en 2004, nous avons distingué les coûts directement liés à ce cahier des charges et les
coûts liés à la performance énergétique mais ne figurant pas dans les obligations de moyen.
2.
Liste des postes retenus et limites de prestations
La liste des postes étudiés est présentée dans le tableau ci-dessous :
Obligation de moyens (STU) Limites de prestations Isolation des murs – résistance thermique
Compris : doublage placo intérieur, enduit sur
additionnelle de 4.3 m².K/W.
isolant extérieur, isolation entre communs et
logements le cas échéant.
Non compris : peinture intérieure, échafaudage
extérieur
Isolation du plancher bas – résistance thermique Compris : fixations
additionnelle de 4.3 m².K/W.
Non compris : –
Isolation de la toiture – résistance thermique Compris : faux plafond horizontal et en rampant
additionnelle de 7.5 m².K/W pour les toitures Non compris : –
terrasse et 4.3 m².K/W pour les rampants.
Mise en place de menuiseries triple vitrage sur Compris : dépose des menuiseries existantes
châssis bois massif si l’isolation des murs est Non compris : menuiseries des parties communes
réalisée par l’intérieur , double-vitrage peu émissif
non chauffées, réfection des occultations (volets…)
à lame d’argon si l’isolation des murs est extérieure. Mise en place d’une ventilation double-flux avec Compris : système complet (ventilateurs,
échangeur de chaleur d’une efficacité minimale de
échangeur, réseau commun et en logement, bouches
70%.
de soufflage et de reprise), faux plafonds créés pour
le réseau de soufflage.
Non compris : –
Mise en place d’une production de chaleur
Compris : régulation, fumisterie
performante : pompe à chaleur avec COP moyen Non compris : équipements de chaufferie (pompes,
&gt,3, chaudière à condensation avec réseau d’eau à
vase d’expansion, etc…), distribution de chauffage.
basse température, chaudière bois.
Mise en place d’une régulation performante : Compris : thermostats d’ambiance, corps de vanne
régulation centrale et régulation terminale non par
et actionneur (vanne électrothermique ou robinet
robinets thermostatiques, mais par des systèmes à
thermostatique le cas échéant), alimentation
réponse rapide (type vanne à moteur
électrique et liaison filaire le cas échéant.
électrothermique).
Non compris : émetteurs (radiateurs, …)


Autres travaux liés à l’énergie Limites de prestations Portes isolantes
Compris : dépose des portes existantes, seuil pour
l’étanchéité à l’air
Non compris : portes des communs non isolantes
Installation de chauffage hors STU
Compris : alimentation gaz de la chaufferie,
équipements de chaufferie (pompes, vase
d’expansion, etc…), distribution et émetteurs
Non compris
: éléments déjà comptés
précédemment
Installation ECS hors solaire
Compris : ballon ECS, appoint (pompes,
échangeur…)
Non compris : installation solaire
Installation ECS solaire
Compris : capteurs et leurs supports, liaison solaire,
module de transfert, ballon solaire
Non compris : appoint
Maîtrise de la demande en électricité
Sans objet (pas de données)
Rénovation non liée à l’énergie
Exemples de prestations
Autres travaux réalisés
Travaux de peinture intérieure et extérieure (sauf
isolation par l’extérieur), échafaudages,
équipements sanitaires, carrelages, revêtements de
sols, cloisons de distribution, portes intérieures…
La philosophie retenue pour le choix de ce qui est compté ou non en rénovation liée à l’énergie se
base sur ce qui aurait été fait dans le cadre d’une rénovation sans objectif de performance énergétique.
On note que l’échafaudage n’est pas compté comme dépense liée à l’isolation extérieure. En effet
cette isolation et son enduit (pris en compte) apportent un aspect de façade qui aurait nécessité, si l’on
n’avait pas isolé le mur par l’extérieur, un ravalement de façade avec mise en place d’un échafaudage.
En ce qui concerne la division entre la chaudière, sa régulation et sa fumisterie (typiquement le conduit
ventouse d’une chaudière à condensation) et le reste des installations de chauffage, l’idée est de séparer
ce qui relève du gros entretien d’une chaufferie existante (poste P3) de ce qui relève directement de
l’amélioration de la performance et de la mise en adéquation de la puissance installée avec le niveau
d’isolation après rénovation.
De même, les émetteurs (radiateurs) ne sont pas comptés avec la régulation terminale, car il est
toujours possible de réutiliser les émetteurs existants : en effet le fait de surisoler les logements permet de
diminuer les déperditions et donc d’émettre la chaleur nécessaire avec un régime de température plus bas
qui est alors adapté à une chaudière à condensation par exemple. Le remplacement des émetteurs est donc
une décision liée soit à la vétusté des radiateurs existants, et l’on retombe alors dans le gros entretien, soit
à des considérations esthétiques ou d’aménagement intérieur, qui ne relèvent pas de la performance
énergétique.
Le poste maîtrise de la demande en électricité (MDE) n’est pas pris en compte faute de données.
Cependant d’autres études de coût réalisées nous ont montré que ce poste avait un impact très faible sur le
coût des opérations (prise commandée pour le poste audiovisuel, fourniture de lampes basse
consommations dans les logements, éclairage performant des communs…), le plus souvent inférieur à 5
HT /m².
On note qu’il n’y a pas de poste dédié à l’étanchéité à l’air. En effet, ces opérations ont été
réalisées en 2006, et il avait été décidé de se borner à réaliser une bonne étanchéité entre menuiseries et
murs. Cela dit, sur les opérations que nous suivons actuellement, ce poste a un impact financier très faible
(pour un impact énergétique très important !)
3. Mode opératoire Pour réaliser cette étude, nous avons repris les DPGF des pièces marché, dont nous avons ventilé
chaque ligne vers les catégories de travaux liés à l’énergie listées ci-dessus.
3


Le montant des travaux non liés à l’énergie a été obtenu par différence entre le montant total des
travaux et le montant des travaux liés à l’énergie.
Nous avons tiré de ces montants par postes différents indicateurs :
·
Prix rapporté à la surface habitable (SHAB),
·
Prix au logement,
·
Eléments complémentaires permettant d’expliquer certains niveaux de prix, notamment prix des
menuiseries triple vitrage rapporté au m² de menuiserie, prix de la régulation terminale par logement…

4


B. Résultats de l’étude 1.
Coût de la STU
Les tableaux suivants présentent les prix constatés poste par poste. On note que certaines prestations ne répondent pas totalement aux obligations de
moyens : nous les avons mises en évidence en rouge pour faciliter l’interprétation des écarts de prix.
Notations : ITI : isolation thermique par l’intérieur ­ ITE : isolation thermique par l’extérieur ­ R : résistance thermique en m².K/W ­ Uw : performance de la
menuiserie complète (vitrage + cadre) en W/m².K ­ VDF : ventilation double flux
Opérations 33 rue des 31 rue des 53 rue du Runtz 19 rue des 13 rue des 45 rue des 43 rue des Maçons Vosges Vosges Vosges Vosges Vosges
SHAB en m²
203.57 183.62 177.92 123.8 122.35 111.95 111.27 Nombre de
5 3 3 2 2 2 2
logements
Obligation de moyens (STU)

Isolation des murs –
Travaux réalisés
ITI R=4,3 +
ITI R=4,2 – ITE
ITI R=4,3 +
ITI R=3,75 côté
ITI R=3,75 côté
ITI R=4,2
ITI LR 150mm +
résistance thermique
ébrasements
côté cour – ITI
ébrasements
rue – ITE R=4,47 rue – ITE R=4,47
ITI sur communs
ébrasements
additionnelle de 4.3 m².K/W.
ITI sur communs
sur communs
côté cour
côté cour
Coût HT
10 189
14 749
11 913
12 447
12 446
8 378
6 013
Coût HT au m² SHAB 50
80
67
101
102
75
54
Isolation du plancher bas –
Travaux réalisés
Plaf. susp. R=4,3Hourdis PSE
Plafond
Plancher haut du Plancher haut
Hourdis PSE
200mm LR sur
résistance thermique
Sous chape
R=4,7
suspendu R=4,3 RdC / sous-sol
RdC R=3,75
R=4,7
plafond
additionnelle de 4.3 m².K/W.
R=2,6
Plaf. susp. R=4,7Chape isolante
R=3,76
Plaf. susp. R=4,7suspendu RdC
Coût HT
2 187
2 808
1 448
6 857
6 857
2 741
575
Coût HT au m² SHAB 11
15
8
55
56
24
5
Isolation de la toiture –
Travaux réalisés
R=7,5 plafond
R=4,7 rampant
Plafond
R=7,5
R=7,5
R=4,7 rampant
R=7,5
résistance thermique
suspendu ou en
et R=7,05 en
suspendu R=4,3 et R=7,05 en
additionnelle de 7.5 m².K/W
combles
comble
comble
pour les toitures terrasse et
Coût HT
3 039
7 700
3 813
630
630
5 236
1 796
4.3 m².K/W pour les
Coût HT au m² SHAB 15
42
21
5
5
47
16
rampants.
Menuiseries triple vitrage si
Travaux réalisés
Triple Uw=1,1
Triple Uw=1,1
Triple Uw=1,1
Triple Uw=1,1
Triple Uw=1,1
Triple Uw=1,1
Triple Uw=1,1
ITI double-vitrage peu émissif Coût HT
17 710
18 054
23 522
9 957
9 957
10 958
7 825
à lame d’argon si ITE.
Coût HT au m² SHAB 87
98
132
80
81
98
70
Ventilation double flux avec
Travaux réalisés
VDF
VDF
VDF
VDF
VDF
VDF
VDF
échangeur de chaleur d’une
Coût HT
16 405
8 572
13 972
7 840
7 840
6 442
7 118
efficacité minimale de 70%.
Coût HT au m² SHAB 81
47
79
63
64
58
64


Produc chaleur performante
Travaux réalisés
Chaudière Gaz à Chaudière Gaz à Chaudière Gaz à Chaudière Gaz à Chaudière Gaz à Chaudière Gaz à Chaudière Gaz à
(pompe à chaleur avec COP
condensation
condensation
condensation
condensation
condensation
condensation
condensation
moyen &gt,3, chaudière à
15 kW
35 kW *
15 kW
15 kW
15 kW
35 kW *
24 kW
condensation avec réseau
Coût HT
2 910
3 855
2 910
2 910
2 910
4 486
2 910
d’eau à basse température,
chaudière bois).
Coût HT au m² SHAB 14
21
16
24
24
40
26
Régulation centrale et
Travaux réalisés
1 thermostat et 1 Robinets
1 thermostat et 1 1 thermostat et 1 1 thermostat et 1 Robinets
Robinets
régulation terminale par des
vanne électro- thermostatiques
vanne électro- vanne électro- vanne électro- thermostatiques
thermostatiques
systèmes à réponse rapide
thermique par
+ 1 vanne par
thermique par
thermique par
thermique par
+ 1 vanne par
pièce
logement
pièce
pièce
pièce
logement
Coût HT
7 020
1 455
3 900
3 635
3 635
970
998
Coût HT au m² SHAB 34
8
22
29
30
9
9
Total STU
Coût HT
59 460
57 193
61 477
44 276
44 275
39 211
27 235
Coût HT au m² SHAB 292
311
346
358
362
350
245
Coût HT au logement 11 892
19 064
20 492
22 138
22 138
19 606
13 618
* Chaudière installée au 31 rue des Vosges et au 45 rue des Vosges : la chaudière installée nous semble surdimensionnée, une moins value aurait été
possible.
Répartition des coûts liés à la STU
400
350
Moyenne : 323
HT / m²
B
A 300
Murs H
² S 250
Plancher bas
m Toiture u 200
aT Menuiseries
150
H Ventilation
oût 100
C Chaudière
50
Régulation
0
Graphique de la répartition des coûts de la STU pour chaque opération, en
par m² SHAB 33 rue des 31 rue des 53 rue du 19 rue des 13 rue des 45 rue des 43 rue des Maçons Vosges Runtz Vosges Vosges Vosges Vosges N.B. : tous les prix sont en euros courants
6


Le coût des travaux concernant les obligations de moyens pour la rénovation énergétique (STU) se situent entre 245 et 362
H.T./ m², pour
une moyenne de 323 /m² SHAB.
Les prix moyens par poste sont les suivants :
Obligation de moyens (STU)
Moyenne des 7 opérations
Moyenne des coûts respectant la STU Ventilation des coûts moyens de la STU Isolation des murs
75
/ m² SHAB 61
/ m² SHAB Isolation du plancher bas
25
/ m² SHAB 25
/ m² SHAB 29
61
Isolation de la toiture
22
/ m² SHAB 22
/ m² SHAB 21
Murs Menuiseries triple vitrage
93
/ m² SHAB 93
/ m² SHAB Plancher bas Ventilation double flux
65
/ m² SHAB 65
/ m² SHAB 25
Toiture Chaudière performante
24
/ m² SHAB 21
/ m² SHAB 65
Menuiseries Régulation performante
20
/ m² SHAB 29
/ m² SHAB 22
Ventilation Chaudière Total STU 323
/ m² SHAB
315
/ m² SHAB
Régulation 93

On constate pour l’ensemble des opérations que le coût le plus important est consacré aux menuiseries triple vitrage. Il s’agit pourtant de triples
vitrages « à la française », c’est à dire de triple vitrage sur un cadre bois classique (et non les cadres en bois contrecollé ou isolés qui composent les
menuiseries passives atteignant Uw=0,7 W/m².K). Il s’agit en effet d’une des premières opérations mettant en oeuvre ce type de menuiseries, qui reflète une
période d’apprentissage et de structuration du marché. Le coût des menuiseries de ce type est amené à diminuer au fil du temps, même si cette diminution
tarde à se produire (voir la partie VI.3.1).
Le poste suivant est l’isolation des murs, avec une disparité assez nette entre les projets ayant recours à l’isolation par l’extérieur (94 /m² SHAB en
moyenne des 3 projets concernés) et les projets intégralement en isolation par l’intérieur (61
/ m² SHAB en moyenne des 4 projets concernés). On note que
les projets mettant en oeuvre une isolation par l’extérieur partielle ont été pénalisée par ce surcoût sans bénéficier de la moins value possible du passage en
double vitrage si toute l’isolation des murs était traitée par l’extérieur. C’est pourquoi nous avons retenu comme coût de référence de la STU la moyenne des
opération sans isolation par l’extérieur.
La ventilation double flux est le troisième poste par son importance. On note que ce prix est plutôt élevé notamment à cause de l’échelle de ces
opérations (de 2 à 5 logements). On verra en effet au § VI.3.2 que le prix moyen au logement de la ventilation double flux diminue quand la taille de
l’opération augmente.
7


2.
Coût des autres travaux liés à l’énergie
Le tableau suivant détaille les travaux réalisés pour l’amélioration de la performance énergétique hors STU :
Opération 33 rue des 31 rue des 53 rue du Runtz 19 rue des 13 rue des 45 rue des 43 rue des Maçons Vosges Vosges Vosges Vosges Vosges
SHAB en m²
203.57 183.62 177.92 123.8 122.35 111.95 111.27 Nombre de
5 3 3 2 2 2 2
logements
Coût lié à l’énergie hors STU

Portes isolantes
3 219
4 348
3 873
2 800
2 800
4 505
3 125
Installation de chauffage hors
21 052
15 777
10 294
10 424
10 424
11 486
11 957
STU
Installation ECS hors solaire
9 809
2 632
7 331
6 160
6 160
5 107
5 486
Installation ECS solaire
9 270
8 298
9 222
6 690
6 690
6 278
5 915
Maîtrise de la demande en
NC NC NC NC NC NC NC électricité
Total
Coût HT total
43 350
31 055
30 720
26 074
26 074
27 376
26 483
Coût HT au m² SHAB 213
169
173
211
213
245
238
Coût HT au logement 8 670
10 352
10 240
13 037
13 037
13 688
13 241
3.
Coût des travaux non liés à l’énergie
Le coût total des travaux ne concernant par l’amélioration de la performance énergétique est présenté dans le tableau suivant :
Opération
33 rue des
31 rue des
53 rue du Runtz 19 rue des
13 rue des
45 rue des
43 rue des
Maçons
Vosges
Vosges
Vosges
Vosges
Vosges
SHAB en m²
203.57 183.62 177.92 123.8 122.35 111.95 111.27
Nombre de logements 5 3 3 2 2 2 2
Coût non lié à l’énergie

Total
Coût HT
156 531
213 489
172 194
108 695
109 070
153 820
127 168
Coût HT au logement 31 306
71 163
57 398
54 348
54 535
76 910
63 584
Coût HT au m² SHAB 769
1 163
968
878
891
1 374
1 143
Coût total de l’opération
Coût HT
259 341
301 737
264 391
179 045
179 419
220 407
180 886

8


Répartition des coûts de la rénovation 2 000
1 800
BA 1 600
H 1 400
S 1 200
Rénovation non m²u 1 000
énergétique aT 800
Autre coût lié à t H 600
l’énergie ûo 400
C 200
Coût lié à la 0
STU 33 rue 31 rue 53 rue du 19 rue 13 rue 45 rue 43 rue des des Runtz des des des des Maçons Vosges Vosges Vosges Vosges Vosges
Figure 1 : Graphique de la répartition des coûts totaux des opérations de rénovation
La STU représente entre 15 et 25% du coût total de la rénovation. Les travaux liés à l’énergie représentent entre 30 et 40% du coût total. Ces ratios
n’ont guère de signification car ils dépendent de la nature des travaux complémentaires. A Mulhouse, les travaux complémentaires ont été importants
puisqu’il s’agissait de rénovation très lourdes.

9


C. Enseignements et perspectives 1.
Menuiseries triple vitrage
Nous avons vu que les menuiseries triple vitrage constituent le coût le plus important de la STU. Il
faut rappeler que l’on ne parle pas ici de menuiseries passives à cadre isolant, mais de triple vitrage « à la
française » sur cadre bois massif sans rupteur de ponts thermiques.
Les niveaux de prix au m² de menuiserie sont assez élevés, avec 473 /m²tableau :
Coût du triple vitrage au m² de menuiserie 600
² 500
Moyenne 473 /m² m 400
u 300
t aû 200
Co 100
0
33 rue 31 rue 53 rue 19 rue 13 rue 43 rue 45 rue des des du des des des des Maçons Vosges Runtz Vosges Vosges Vosges Vosges
Figure 2 : Prix des menuiseries triple vitrage cadre bois massif au m² de menuiserie
Ce niveau de prix et l’impact qu’il a sur le coût global de la rénovation énergétique nous incite à
rechercher des solutions pour atteindre le même niveau de performance sans triple vitrage. Le niveau de
prix pratiqué actuellement risque donc de « tuer dans l’oeuf » le développement du marché français. Il
n’est pas légitime, et partant de là pas acceptable. On se passera dorénavant de triple vitrage si les prix restent à ce niveau illégitime…. Dans un marché réellement ouvert, on devrait observer une diminution du prix du triple vitrage
avec la généralisation de son utilisation. Mais l’évolution actuelle n’est pas encourageante :
Coût du triple vitrage au m² de menuiserie Coût au m² ² 600 Moyenne par année m au 500 T B 400 iced 300 é in rrig 200 coT 100 t Hûo 0 C e e e e e e e s du g ue ue z ue ue ue ue ) ur çons sges ison han unt sges sges sges sges (71 agne) ulhous 33 r ulhous 45 r ulhous R ulhous 19 r ulhous 13 r ulhous 31 r ulhous 43 r Ma bo M Ma M Vo M 53 rue
M Vo M Vo M Vo M Vo Lou reiF llem(A 2006 2009 2010
Figure 3 : Evolution des prix (corrigés de l’indice BT nov 2009) du triple vitrage sur bois massif à Mulhouse et pour une opération en Bourgogne – Comparaison avec le marché allemand (PVC)
10


On constate un décalage très important entre les prix pratiqués en France et les prix les plus
compétitifs en Allemagne (triple vitrage sur cadre PVC). Nous avons contacté le fournisseur en question,
et il se déclare prêt à venir travailler en Alsace pour une opération de taille suffisamment importante. Ceci
doit constituer un avertissement pour les menuisiers français : avec le développement de la demande en
France, les constructeurs européens vont être intéressés par le marché français. S’ils n’adaptent pas leur
niveau de prix, les menuisiers français auront à faire face à une rude concurrence.
Enseignements à en tirer :
Alerter la filière de la menuiserie triple vitrage que le niveau de prix actuel du marché français est
surévalué de manière dangereuse et qu’il ne pourra pas soutenir la concurrence européenne.
La filière française risque de tuer dans l’oeuf le marché du triple vitrage en maintenant un prix trop élevé.
Affiner la STU pour développer les possibilités de variantes permettant de se passer de triple vitrage à
performance égale (traitement des ponts thermiques, travail sur l’étanchéité à l’air…)
2.
Ventilation double flux
La ventilation double flux performante arrive en deuxième par l’importance du coût dans la
rénovation énergétique.
Il est intéressant de noter que le prix constaté au logement décroît avec la taille de l’opération :
Coût
de
la ventila tion double
flux
au logement
5 000
Prix constatés ent 4 000
Moyennes m ge 3 000
lou 2 000
aût 1 000
Co 0
1 2 3 4 5 6 Nombre de logement s
Figure 4 : Coût de la ventilation double flux rapporté au nombre de logements NB : pour des opérations plus importantes, le coût global au logement de la VMC double flux
collective peut augmenter de nouveau, notamment à cause du coût des carottages de dalles.
Ce coût nous semble tout à fait justifié par le double impératif d’assurer d’une part une qualité de
l’air intérieur au logement minimale, que ne permet pas la ventilation simple flux hygroréglable, et
d’autre part de récupérer les calories sur l’air extrait pour atteindre le niveau de performance fixé (facteur
4 sur le secteur du bâtiment).
Enseignements à en tirer :
Le principe de la ventilation double flux est à maintenir dans la STU.
Des pistes d’optimisation du coût sont à rechercher, notamment par la ventilation double flux
décentralisée.

11


3.
Régulation terminale performante
Sur l’ensemble des opérations suivies à Mulhouse, plusieurs types de régulation terminale ont été mises
en place. Le tableau suivant propose un comparatif technique et économique des trois solutions testées :
Type de régulation Schéma Précision de la Prix moyen régulation constaté Un thermostat et une
Dépassement
moyen
29
HT / m²
Pièce 1 Pièce 2 Logement vanne électro- Thermostat
de consigne : 0,1 à
SHAB
thermique par pièce
Vanne électro- 0,5°C selon la nature
1585
HT
thermique
du thermostat
par logement
Radiateur

Robinets
Dépassement moyen de
8
HT / m²
Pièce 1 Pièce 2 Logement thermostatiques +
consigne : à déterminer
SHAB
Thermostat
une vanne électro- par mesure.
485
HT par
Robinet
Ecart max de T° entre
logement
thermique par
thermostatique
les pièces : le même que
(le coût moyen
logement
Radiateur
pour une chaudière à gaz
dans
en logement individuel
l’échantillon est
avec thermostat M/A
&lt, à celui de la
dans le séjour et robinets
solution
Vanne électro- thermostatiques dans les
suivante
thermique
pièces.
(pourtant plus
simple)
Robinets
Dépassement
moyen
8
/ m²
Pièce 1
Pièce 2 Logement thermostatiques
de consigne : de 2 à
SHAB
Robinet
thermostatique
4°C selon
499
HT par
Radiateur
l’importance de la
logement
bande de réglage

Enseignements à en tirer :
La mesure de l’homogénéité des températures dans un logement équipé de ventilation double flux a
montré des écarts faibles entre les pièces. On peut donc envisager que la régulation se fasse logement
par logement avec un thermostat par logement actionnant une vanne électrothermique située à l’entrée
du logement. Les robinets thermostatiques sont conservés pour permettre à l’utilisateur de baisser la
consigne (par exemple dans les chambres). Dans le bâtiment neuf ils sont nécessaire pour répondre à la
réglementation qui demande une régulation terminale par pièce. Dans la rénovation, on peut même
envisager de ne mettre en place que des robinets simple réglage. Il restera à évaluer les performances de
ce système (celui avec vanne s/thermostat + robinets thermostatiques) qui revient à reposer sur les
robinets thermostatiques, système peu précis et peu efficace s’il en est.
Attention, cette analyse n’est pas du tout valable en ventilation simple flux, où les écarts de températures
entre les pièces est plus important. C’est un argument de plus pour conserver le principe de la
ventilation double flux dans la STU.
La modification proposée de la STU permettrait une économie importante (21 /m² ou 1100
/logement).
4.
Production de chaleur performante
Les opérations suivies à Mulhouse ont toutes mis en oeuvre des chaudières Gaz à condensation
collectives. Les coûts sont assez hétérogènes : de 582
par logement à 2243
par logement. Comme
pour la ventilation double flux, et de façon assez logique, le coût au logement décroît quand la taille de
l’opération augmente :
12


Coût de
la chaudière
pe rformante au logement
Prix constatés 2 500
Surdimensionné
Moyennes ent 2 000
m ge 1 500
lou 1 000
aût 500
Co 0
1 2 3 4 5 6 Nom bre
de logem e nts

Figure 5 : Coût au logement des chaudières à condensation ­ moyenne sur les chaudières non excessivement surdimensionnées
On note que les opérations où la chaudière nous semble surdimensionnée présentent un coût au
logement nettement plus élevé que les autres. On a vu au § II.5 tous les inconvénients qu’il y avait à
surdimensionner les générateurs de chaleur et les équipements qui l’entouraient…. On confirme ici le rôle
pénalisant de ce surdimensionnement d’un point de vue économique.
Enseignements à en tirer :
Eviter à tout prix le surdimensionnement des générateurs. Réaliser le calcul des déperditions sans
surpuissance.
5. Installation solaire Bien que non comprise dans les obligations de moyens de la STU, les installations d’ECS solaire
sont courantes dans les rénovations énergétiques.
Les niveaux de prix observés sont assez hétérogènes, comme le montre le graphique ci-dessous :
Coût de l’installation ECS solaire au m² de capteur r 1 400
u Prix constatés te 1 350
pa Moyennes 1 300
c 1 250
² de 1 200
mu 1 150
a 1 100
ûto 1 050
C 1 000
4.0 5.0 6.0 7.0 8.0 9.0 Surface de capteur
Figure 6 : Coût des installations solaire au m² de capteur en fonction de la surface de capteur
Mais ces prix sont beaucoup trop élevés par comparaison à ce qui se fait ailleurs en France où les
prix sont en général inférieurs à 1000 /m². On observe donc que certains installateurs pratiquent des prix
plus élevés sans réelle justification technique. Et de surcroît on a vu que les installations ne
fonctionnaient pas correctement dès la première année…. On peut soupçonner ce phénomène d’être lié
aux subventions sur les installations solaires qui rendent acceptables par les clients ces niveaux de prix.
Enseignements à en tirer :
13


Alerter les installateurs de systèmes solaires : les prix pratiqués notamment sur les opérations de petite
taille nous semblent exagérés. Attention à ne pas tuer dans l’oeuf le marché du solaire thermique en
France.
Alors que les prix du solaire thermique augmentent, les prix du solaire photovoltaïque diminuent en
permanence. On pourrait presque dire de manière un peu provocante qu’il sera bientôt pertinent de
générer l’ECS par des ballons électriques décentralisés alimentés en direct par des photopiles…
6.
Perspectives d’évolution des prix
Les opérations de rénovation de Mulhouse ont été les premières réalisations à ce niveau de
performance en France.
Elles ont été suivies d’autres opérations, pour lesquelles nous avons appliqué la même
méthodologie d’études de coûts. En ayant soin de ramener tous les prix à la même date (ici Nov 2009), on
observe que les prix diminuent d’année en année. Ceci montre que les opérations de Mulhouse ont été des
opérations pilotes, qui ont payé un certain prix d’apprentissage qui ne se reproduira pas sur les
rénovations en cours et futures.
Evolution des coûts actualisés associés à la STU – prix indice Nov 09 400
B 350
300
250
200
150
100
50
Coût HT corrigé indice BT au m² SHA 0
Moyenne Mulhouse 20 lgts Nuits St Mulhouse 43 rue Maison Louhans Bagnolet (93)
Georges (71) des Vosges (71) 2006 2008 2009 2010 Régulation Chaudière Ventilation Menuiseries Toiture Plancher Murs
Figure 7 : Evolution, entre 2006 et 2009, des prix au m² SHAB (corrigé de l’indice BT nov 2009) de la STU à Mulhouse,
en Bourgogne et en Région parisienne

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Description sommaire des opérations de Bourgogne citées ci-dessus :
Opération
Nuits St Georges
Maison à Louhans
SHAB en m²
1471 m²
116 m²
Nombre de
20 1
logements
R murs ext
ITE PSE graphité 150mm R=4,69
ITI R=6,5
R pl. bas
Laine / PSE R=4,3
R=5 sous dalle
Flocage des retombées de poutres
R toiture
Polyuréthane R=7,5
R=7,5
Vitrages
Double vitrage Uw=1,6 classé A4
Triple vitrage Uw=1,1 classé A4
Ventilation
Ventilation double flux collective avec
Ventilation double flux
échangeurs individuels
Chaudière Gaz à Condensation modulante
PAC géothermique =&gt, nous avons compté le
Chauffage
116 kW
prix d’une chaudière Gaz à condensation
pour permettre la comparaison
Emission
Radiateurs
Radiateurs très basse température
Régulation terminale
1 thermostat et 1 vanne électrothermique par 1 thermostat et 1 vanne électrothermique par
pièce
pièce
ECS
Solaire (non compté dans la STU)
Par la génération de chauffage
appoint Gaz
Ces résultats nous semblent tout à fait encourageants. Après la période actuelle d’apprentissage, le prix de la STU devrait se situer sous le niveau des 200
HT / m² SHAB et
tendre vers 180
HT /m² SHAB, voire moins, avec les optimisation économiques proposées

15


Conclusion

L’analyse économique qui a été faite sur le coût des différentes opérations montre que, comme on
l’avait prévu, l’opération de Mulhouse apparaît comme le point de départ d’une courbe d’apprentissage des
savoir-faire et des techniques. En conséquence son coût est élevé : 315
HT/m²shab
. Il est certain que si
ce prix était un prix de marché en équilibre, cela pourrait faire craindre pour la suite du grand programme
de rénovation national. Mais il n’en est rien. Les opérations qui ont suivi celles de Mulhouse ont montré
qu’on pouvait déjà atteindre des coûts de rénovation de l’ordre de 200
HT/m²shab
. Ceci montre que
l’analyse faite initialement est juste : le coût de la rénovation à basse consommation sera situé demain entre
180 et
200
HT/m²shab
. Mais surtout il apparaît d’ores et déjà des secteurs d’amélioration
importante qu’il va falloir rapidement expérimenter sur d’autres opérations. Le triple vitrage s’imposait au
regard de toutes les simulations dynamiques faites depuis plusieurs années. Mais les menuisiers et/ou les
entreprises qui le mettent en oeuvre semblent en avoir décidé autrement en imposant des prix
parfaitement illégitimes. Si ces prix ne sont pas modifiés dans un futur proche, on abandonnera le triple vitrage comme solution de référence dans la rénovation thermique et on privilégiera plutôt l’amélioration de l’étanchéité à l’air des enveloppes capables de fournir une amélioration des performances au moins aussi importante et pour un coût beaucoup plus faible.
D’autres améliorations seront probablement apportées à l’émission de chaleur et aux systèmes
régulants car dans les bâtiments très isolés, le transfert de chaleur se fait très difficilement de l’intérieur
vers l’extérieur, mais il se fait très aisément d’une pièce à l’autre. Cette observation justifie de simplifier
l’émission de chaleur en limitant à un, peut-être deux, le nombre d’émetteurs présents dans un logement.
De la même manière les observations conduites jusqu’à présent laissent penser qu’il est illusoire dans ce
type de bâtiments de pouvoir faire des régulations réellement différenciées pièce par pièce, et qu’il serait
dès lors possible de n’avoir plus qu’un régulateur placé au centre du logement pour agir sur le seul
émetteur encore en place. Ces propositions peuvent choquer, mais elles nous paraissent justifier au regard
de toutes les expérimentations que nous avons conduites à ce jour dans des bâtiments très performants,
qu’ils soient rénovés ou neufs. Leur intérêt serait de générer d’importantes moins-values consécutives aux
efforts consentis sur la qualité de l’enveloppe des bâtiments. En d’autres termes, les surinvestissements qui
ont été faits légitimement pour réduire les consommations de chauffage vont également induire des
moins-values qui n’étaient pas imaginées au départ mais qui sont la conséquence d’un mode de
fonctionnement différent des bâtiments d’un nouveau type. C’est la raison pour laquelle nous pensons que
le coût de la rénovation pourrait donc baisser encore sensiblement.
Bien que le sujet n’entre pas dans le champ de la présente étude, il est nécessaire d’évoquer la
question du financement des travaux de rénovation thermique. Jusqu’à présent la tendance générale
observée consiste à financer ces travaux sur des durées relativement courtes de l’ordre de 10 ans, comme
s’il s’agissait de travaux tout à fait ordinaires. En réalité la rénovation thermique permet à un propriétaire
une forte revalorisation de son patrimoine. Il suffit de voir ce qui se passe en Suisse, pays d’avant-garde
sur ces sujets, où les bâtiments thermiquement rénovés à basse consommation se vendent au moins 10 %
plus chers que les bâtiments ayant par ailleurs les mêmes caractéristiques. Il s’ensuit qu’on devrait
considérer ces travaux de rénovation thermique comme un investissement lourd portant sur la valorisation
du patrimoine, et qui devrait donc être amorti sur une durée d’au moins 20 ans. Si on veut bien raisonner
sur des durées de 20 ans, on s’aperçoit que les annuités de remboursement d’un emprunt à 4 ou 5 % sont
compensées dès la première année par l’économie d’énergie induite par les travaux de rénovation. Ceci est
vrai dès que le baril de pétrole dépasse 70 $ et pour des travaux de l’ordre de 200 HT/m²shab. Cette
observation permet de penser que l’aide de l’État pourrait ne pas être nécessaire dans ce programme de
rénovation nationale à condition bien sûr que les banques acceptent à nouveau de jouer leur rôle et
s’engagent sur ce marché-là. Il nous semble que toute solution fondée sur des temps de retour plus courts,
de l’ordre de 10 ans, n’est pas réaliste et ne permettra pas au marché de décoller

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Annexe récapitulative
TABLEAU RECAPITULATIF DES PRINCIPALES CARACTERISTIQUES

13 Vosges
31 Vosges
33 Maçons 53 Runtz
37 Runtz
19 Vosges 45 Vosges
Surface
habitable
122
184
201 178 188 124 111
Nombre de logement
2
3
5
3
3
2
2
Nombre de personne (total par
bâtiment)
4 5 9 7 7 4 4
Thermostat
Thermostats+
central +
Thermostats+
Système de régulation
vannes
robinets
vannes
thermostatiques
chauffage
électrother- électrother-

miques
dans les
miques
différentes
pièces
Marque référence ventilation
Systemair
Lemmen’s
Systemair
Systemair
Systemair
Systemair
Lemmen’s
VR700EV
REC HR1
VR700EV
VR700EV
VR700EV
VR700EV
REC HR1
Consommation chauffage
(besoins) (kWh/an/m²)
26,4 79,6 58,8
121,2
67,0 41,6

Consommation ECS (besoins)
(kWh./an/m²)
12,6 12,0 20,4 20,9 10,9 5,2

Consommation ECS solaire
(besoins) (kWh/an/m²)
Problème
10,0 20,7 14,3
Problème
Problème

de
de
de
Taux de couverture moyen (%)
comptage
45% 50% 41%
comptage
comptage
Puissance chaudière (KW)
15
35
15
15
?
15
35
Consommation gaz
(kWh/an/m²)
72,5 102,2 102,0
148,2 Pas de relève compteur gaz
Rendement de génération
Ou de compteur de chaleur
Hiver/Eté
54 / 53
90 / 81
79 / 70
96 / 92
Taux de charge annuel de la
chaudière (%)
12%
20%

22,6
8,9
28,9 15,8 18,1 18,9 11,1
Consommation électrique
services généraux (kWh/an/m²)
(kWh/an/log)
1381,0 544,7 1164,2 939,0 1134,7
1168,5 615,0
Consommation globale des
services généraux (hors
140,2
128,9
188,8
195,7

logements) (kWhep/m²/an)
Consommation électrique
28,5
21,8
25,5

logements (kWh/an/m²)
(kWh/an/log)
1286,5
1233,0
942,2

Température moyenne
(janvier/février)
16,8 20,8 18,2

Température moyenne
(juillet Août)
25,6 25,2 24,5

Nombre d’heures au dessus de
39,0 54,9 32,9
28°C en juillet août

– 17 –